Une retraite intellectuelle et spirituelle…

Une belle page vient de se tourner avec les divers projets consacrés à l’immortel David Hamilton. Malgré ce bel élan, il est maintenant vital pour moi de me retirer longuement pour travailler et méditer.

C’est à une retraite au sens spirituel du terme que je me prépare en ce mois d’août. Mes contributions à la mémoire du photographe D. Hamilton, et, en creux, à la dénonciation de l’extraordinaire et historique destruction de la culture européenne dans ses aspects les plus esthétiques et romantiques, m’ont permis de revenir à des sources intellectuelles vives.

Grâce aux amis Olivier Mathieu et Jean-Pierre Fleury ainsi qu’aux messages sympathiques écrits par des inconnus (voir ici, sous la vidéo), ces derniers mois ont été riches en création. Qu’ils soient tous remerciés pour leur bienveillance remarquable.

J’ai dû cependant mettre un peu mes autres productions en suspens (textes, poésie, audiovisuel) et le temps est venu de reprendre le métier. Mais travailler sans se nourrir spirituellement et intellectuellement ne sert à rien. Il est indispensable de reprendre une discipline de tous les instants, notamment en ce qui concerne la lecture, c’est-à-dire l’éducation.

Le temps de l’effort et de la méditation (Za-Zen) est venu. Deux recueils de haïkus attendent une mise en page. Mes travaux de calligraphie avancent. Plus que jamais dans ce monde d’exhibition spectaculaire, la mise en retrait est le propre des gens lucides et humbles. Savoir se détacher, pour mieux comprendre et apprendre.

La destruction des belles choses va continuer, avec l’aval (ou pire, la passivité) des populations européennes bêlantes. La résistance commence par la volonté de se nourrir des savoirs délaissés (et déclassés par la gouvernance mortifère), constitutifs de notre histoire, afin de ne pas se laisser entraîner dans la fange post-moderne.

Ce retour à la solitude n’est pas un isolement total. Vous pouvez continuer d’échanger, de m’écrire ou de me lire.

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