Le retour cyclique des choses

Une lecture récente m’a replongé au coeur d’un des écrits les plus mystérieux et sages de l’Ancien Testament : l’Écclésiaste. J’y trouve des similitudes avec la pensée bouddhiste et une once de paganisme.

La science-fiction est un genre méprisé qui, quand il est lu, bien souvent est mal lu et mal compris. D’ailleurs, j’ai croisé de nombreuses personnes affirmant aimer et connaître la SF parce qu’ils avaient vu dix fois Star Wars ou Dune… sans avoir lu le moindre K.Dick !

Zelazny couverture de "Rose pour l'Écclésiaste"

Bref, cette littérature, même si elle charrie quelques mauvais copieurs, quelques gentils faussaires inspirés qui recyclent sans s’en rendre compte les grands thèmes éprouvés depuis les origines du genre, cette littérature regorge de chefs-d’oeuvre.

J’ai ainsi redécouvert Zelazny et sa Rose pour l’Écclésiaste qui m’a donné envie de relire ce texte de la Bible également intitulé « Introduction à Qohéleth ». Cet écrit étrange et pessimiste me paraît tellement d’actualité au sens eschatologique du terme que je vous invite à le (re)lire.

Au-delà du tableau très noir que l’auteur dresse du monde décadent, vous y trouverez peut-être comme moi, des sources de régénération, des phrases puissantes capables d’ouvrir de nouvelles dimensions et ainsi, contribuer à votre chemin de vie.

D’autre part, je vois toutes les oppressions qui se pratiquent sous le soleil. Regardez les pleurs des opprimés : ils n’ont pas de consolateur; la force est du côté des oppresseurs : ils n’ont pas de consolateur.

Et moi, de féliciter les morts qui sont déjà morts plutôt que les vivants qui sont encore en vie. Et plus heureux que les deux celui qui n’a pas encore été, puisqu’il n’a pas encore vu l’oeuvre mauvaise qui se pratique sous le soleil.